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Communiqué The Hunter’s Gonna Lay Low de 103

Communiqué The Hunter’s Gonna Lay Low de 103

Depuis la sortie du tome 1 de The Hunter’s Gonna Lay Low de 103, nous avons malheureusement constaté qu’un passage du premier chapitre était absent de la version imprimée et numérique. Ce passage manquant se situe entre deux astérismes (représentées par ce symbole : ***). Certains d’entre vous auraient peut-être vu l’erreur, d’autres non, en tout cas malgré les différentes étapes de vérification et les relectures du BAT, cette erreur humaine nous a échappé. Nous en sommes sincèrement désolés.  

Nous savons combien la qualité de nos ouvrages compte pour vous, elle compte tout autant pour nous, et découvrir ce type de problème après la parution d’un livre nous désole profondément.  

Parce que toute erreur mérite d’être reconnue et réparée, le passage manquant est dès à présent disponible sur notre site internet, dans la rubrique « Blog », ainsi qu’à la fin de cette publication.  

Un print sera également glissé dans le tome 2 lors de sa sortie. Vous pourrez ainsi le récupérer et l’ajouter à votre exemplaire du premier tome. 📃  

Nos BAT ont bien évidement été corrigés pour les prochaines impressions, et vous pourrez prochainement mettre à jour votre epub.  

Nous vous présentons une nouvelle fois toutes nos excuses pour cet oubli. Chaque parution nous tient profondément à cœur, et nous restons pleinement mobilisé·es pour vous proposer des ouvrages à la hauteur de votre confiance. 

Nous espérons malgré tout que vous prendrez plaisir à découvrir ce premier tome. La suite arrive très bientôt. 🤍 


— C’est bien cette ruelle ?

— Oui, exactement !

Quelques minutes après le départ discret du jeune homme, deux silhouettes apparurent à l’entrée de l’impasse. Un homme et une femme, tous deux vêtus de gilets fluorescents. L’urgence qui se lisait sur leurs visages s’évanouit aussitôt à la vue de l’immense carcasse.

Yang Hye-jin, chasseuse de rang A affiliée à l’Agence de gestion des Failles, s’avança la première. Elle laissa échapper un soupir en découvrant le crapaud monstrueux, affalé sur le sol, la langue pendante hors de sa gueule inerte.

— La vache… C’est du délire.

— Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?

Le débutant qui lui emboîtait le pas sursauta. Il se colla à sa supérieure et murmura d’une petite voix :

— Waouh… On peut vraiment abattre un crapaud des marais aussi proprement, cheffe ?

— Pas en temps normal. À première vue, il a été tué d’un seul coup. Avec ces bestioles, un seul écart de timing et elles se mettent à cracher une solution ultra-corrosive. Ça dissout aussi bien les bâtiments que les gens. Une vraie plaie à gérer…

— C’est impressionnant…

Toujours sous le coup de l’admiration, le jeune homme réajusta son casque jaune, que leur course avait fait glisser de travers. Hye-jin balaya les alentours d’un regard acéré avant de lui donner ses instructions.

— Inspecte le périmètre. Quelqu’un capable d’un tel exploit n’a rien d’un chasseur ordinaire.

— Reçu !

Il s’exécuta, fouillant du regard les poubelles et les détritus entassés à proximité.

— Je ne sais pas qui c’est, mais, vu le travail, le nettoyage devrait être vite expédié.

— C’est clair. Le cadavre est tellement intact qu’on pourrait même le refiler tel quel à l’équipe de recherche. Je me demande bien pourquoi un type aussi doué est parti sans s’occuper de la carcasse.

Sur un ton légèrement sarcastique, Hye-jin enfila ses gants blancs et entreprit d’ouvrir la gueule béante de la créature. Les monstres de type crapaud étaient une véritable calamité : ils engloutissaient tout ce qui entrait en contact avec leur langue et projetaient dans tous les sens une salive empoisonnée ou extrêmement corrosive. Quant aux gentils crapauds des contes, ceux qui, lorsqu’on leur donnait une vieille maison, en offraient une neuve en échange, ils n’existaient que dans les contes pour enfants.

Quoi qu’il en soit, le batracien avait pu dévorer quelqu’un entre sa fuite de la Faille et son arrivée ici. Une vérification minutieuse s’imposait.

D’un geste agile, Hye-jin fit apparaître une lampe torche et en promena le faisceau dans les moindres recoins de sa gueule. Par chance, elle n’aperçut aucune trace humaine, seulement quelques bouteilles en plastique à moitié dissoutes. Ce ne fut qu’après avoir terminé son inspection qu’elle relâcha la tension dans un long soupir de soulagement.

— On dirait qu’il n’a avalé personne…

Pendant ce temps, son coéquipier balayait le secteur avec un détecteur d’énergie. Il se tourna vers elle, la mine déconfite.

— Cheffe… Celui qui a descendu ce crapaud est un sacré phénomène. Il n’a absolument rien laissé derrière lui.

— Il a forcément utilisé ses pouvoirs, non ? demanda Hye-jin, les sourcils froncés. Aucune trace de pouvoir non plus ? Regarde mieux.

— C’est ce que je fais ! Mais l’appareil ne capte strictement rien. Pas la moindre trace d’énergie. Rien du tout.

— Quoi ? Il se serait fait un monstre pareil à mains nues ?

Sans le savoir, elle venait de toucher du doigt la vérité. Mais l’idée lui parut si absurde qu’elle la chassa aussitôt de son esprit.

— Pff… À tous les coups, c’est encore un de ces types qui cachent son véritable niveau. Il y a vraiment trop de chasseurs qui jouent les mystérieux de nos jours. Les mangas, les romans et toutes ces conneries ont fini par leur monter à la tête.

Elle éteignit sa lampe. Son coéquipier fit disparaître son appareil dans les airs. Hye-jin s’étira de tout son long pour détendre ses muscles endoloris.

— Bref. Un monstre de rang 4 s’est fait la malle, mais zéro victime et aucun dégât matériel. On s’en tire plutôt bien. Embarque la carcasse et on rentre. Et aujourd’hui, c’est toi qui t’y colles pour le rapport.

— Ça marche. Et pour l’identité du chasseur, je mets quoi ?

— « Individu non identifié », évidemment.

— Entendu. Dites, cheffe…

— Quoi encore ?

Le jeune homme prit un air hésitant avant de demander :

— Vous ne trouvez pas que ça sent la ciboule ?

— Maintenant que tu le dis…

Après avoir reniflé l’air un moment, Hye-jin haussa les épaules avec désinvolture.

— Le crapaud a sûrement dû manger une botte de ciboules qui traînait par terre. Bon, ça suffit pour aujourd’hui. On va se manger un bout quelque part ?

— Carrément. Au resto habituel ?

— Vendu. Va pour un bon haejangguk.


***

 

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