Interview de Maris Black, Pris au piège

Interview de Maris Black, Pris au piège

Qu’est-ce qui t’inspire dans le trope du campus ?

Je pense que tous ceux qui sont allés à la fac sont d’accord pour dire qu’il y a là-bas une certaine magie dans l’air. C’est là où l’on passe de l’enfance à l’âge adulte, où toutes les cultures, les idées, émotions et modes de vie se mélangent pour la première fois dans votre vie. Ajoutez à ça l’excitation de passer de ce qui était à ce qui sera, et l’alchimie se fait. On y forge de nouvelles personnes qui écriront le futur pour un temps.

Dans mon cas je me souviens de cette magie qui flottait partout autour de moi quand soudain le monde s’est ouvert et je n’ai eu qu’une hâte : y goûter. 

C’est pourquoi j’ai choisi un campus comme lieu pour ma série, je voulais puiser dans cette magie de la découverte, et cette surexcitation de voir de jeunes adultes être forgés par ce qui les entoure et se forger mutuellement. J’adore l’idée de la transition vers l’âge adulte et de découvrir qui tu es vraiment pour la première fois.

Pour la romance, c’est la situation parfaite, surtout quand les personnages découvrent que leur sexualité, leur genre, ne sont pas toujours ce à quoi ils croyaient ou s’attendaient.   

 

Ton sportif préféré ?

Exception faite pour une passion très brève pour la NASCAR, (que j’ai développé à cause d’un petit ami dont j’étais folle amoureuse), le seul sport à m’avoir captivé est le MMA, (Mixed Martial Arts) ou arts martiaux mixtes. C’est venu en faisant des recherches pour Pris au piège et quelques mois après, je me suis rendu compte que j’étais accro aux championnats de l’UFC (Ultimate Fighting Championship). J’ai même pris un abonnement, tout regardé et je suis arrivée au point où j’aurais presque pu devenir commentatrice ! Soudain, moi qui disais détester le sport, je me retrouvais à hurler, à sauter, à acclamer et à décortiquer le moindre coup. Ça a été une grande nouveauté, pour moi.

Dernièrement je ne regarde plus trop de matchs, mais au summum de mon obsession, certains de mes combattants préférés étaient Nick Diaz, Anthony Pettis, Conor MacGregor, Kelvin Gastelum et Gos ; c’est dur de tous les lister, il y a en a tellement. J’avais tellement de respect et de compassion pour ces personnes qui se donnent entièrement et risquent leur santé et leur ego pour exceller dans un art physique si complexe.

 

Plutôt team étudiant sérieux ou étudiant fêtard ?

Quand j’étais à la fac, j’étais 100 % team fêtarde, aucun doute là-dessus ! J’ai tout fait et tout exploré, drogues, soirées et sexe. À tel point que je suis restée à la fac pendant huit ans. Rien n’est comparable aux soirées de la fac, mais, ceci dit, ce n’est pas pour tout le monde et ça n’a pas à l’être. 

Maintenant que je suis mère, mes enfants ont tous des personnalités et des chemins de vie très différents. Mon ainé était un fêtard, mais il s’est assagi et assure au travail. Mon deuxième est une tête et étudie pour devenir médecin. Le petit dernier est un artiste et encore à quelques années avant d’entrer à la fac, alors qui sait ? Mais qu’importe le chemin qu’ils prennent je suis là pour eux, tant qu’ils font attention, s’aiment et se respectent.     

Donc je suppose que pour moi, chacun à son chemin à parcourir et le chemin que quelqu’un d’autre emprunte n’est pas forcément celui qui est fait pour vous. L’université est le début d’une nouvelle aventure où on explore qui nous sommes et ces deux chemins, la fête ou les études, sont aussi passionnant et valable l’un que l’autre. Il faut de tout pour faire un monde. 


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