Interview Keliane Ravencroft

Interview Keliane Ravencroft

1 / L'Héritier des Sables est le premier tome de la saga Djinns, comment vous présenteriez-vous aux lecteurs qui vous découvrent avec cette série ?

Passionnée d'écriture depuis mes seize ans, et rôliste à mes heures perdues, raconter des histoires est tout simplement devenu vital pour moi. J'écris partout et tout le temps. Je me lève, la première chose que je fais est de prendre mon petit déjeuner en relisant ce que j'ai écrit la veille, pour vérifier si ça me convient ou corriger ce qui ne me plaît pas. Si je dois sortir, j'essaie toujours d'avoir un carnet et un stylo avec moi. Si je n'en ai pas, la fonction bloc-notes du téléphone est réquisitionnée. Il peut m'arriver d'avoir une scène ou un simple dialogue qui se déclenche dans ma tête en pleine rue, en allant faire mes courses. Alors, pas le choix, je note, peu importe le moment ou l'endroit ! Et le soir, j'écris généralement jusqu'à très tard, reculant toujours plus l'heure de me coucher parce qu'il ne faut pas contrarier l'inspiration, parce qu'il faut laisser ses personnages s'exprimer, ou parce que ce serait dommage de s'interrompre alors qu'il ne reste plus qu'une page avant la fin du chapitre. Il y a toujours une bonne excuse :p

Mes proches me disent dans la lune la majorité du temps. Si vous me voyez perdue dans mes songes, il y a 99 % de chances que je sois ailleurs, en train d'explorer un nouveau monde, d'assister à une guerre épique, ou de contempler une créature fabuleuse.

Sans surprise, mon genre de prédilection est donc la fantasy, parce que c'est un terrain qui me correspond tout à fait, me permettant de laisser libre cours à mon imaginaire et à ma créativité. J'aime tout particulièrement créer des mondes et tisser des intrigues complexes dans lesquelles chaque détail a son importance.

En vous plongeant dans Djinns, j'espère que vous aurez plaisir à découvrir mon univers et que le voyage vous laissera un agréable souvenir :)

 

2 /  Quelles ont été vos inspirations dans l’écriture de ce livre ?

Depuis toute petite, j'ai toujours beaucoup aimé les histoires abordant des cultures différentes, parlant de princes et de princesses de pays lointains, de magie sous toutes ses formes, ou encore de voyages et d'aventures dans des environnements difficiles. J'ai tout particulièrement été imprégnée par Aladdin, par Ali Baba et les Quarante Voleurs ou encore par les aventures de Sinbad.

Quand j'ai commencé à imaginer Djinns, j'avais envie de parler de voyage, de magie, de chaleur et de dépaysement. C'est là que j'ai eu envie de renouer avec ce qui m'a bercée. J'ai donc puisé un peu à droite à gauche les éléments qui me parlaient, que ce soit dans les œuvres classiques, ou en utilisant directement des références culturelles persanes (iraniennes), arabes et égyptiennes pour construire mon monde.

Puis, une fois le tableau établi dans ma tête, j'ai cherché à savoir comment je pourrais ajouter une petite touche d'originalité à tout ça. Réinterpréter le mythe des djinns s'est tout de suite imposé à moi. Ainsi, le système des pactes se veut très proche de ce que l'on peut trouver lorsqu'on parle de démons plus classiques.

Et pour finir, j'ai voulu aborder la thématique du choc culturel en calquant mon empire voisin sur le modèle de la Chine antique. Étant passionnée de webnovels chinois depuis plusieurs années, j'avais envie de faire découvrir un peu cet univers, et c'était en plus un choix cohérent, car la Chine et les pays du monde arabe ont une histoire commune très riche.

 

3 /  Avez-vous une scène que vous préférez ?

J'en ai en vérité plusieurs qui me tiennent à cœur, mais elles se situent plutôt dans les tomes suivants, je ne peux donc pas trop en révéler.

Dans le tome 1, j'aime tout particulièrement la scène durant laquelle Ceylan vient pour la première fois chercher la main d'Ildrys sous les draps, au moment de se coucher. Elle est symbolique. C'est un signe d'acceptation, de confiance, et de début d'attachement. Et ce n'est pas tout. Cette prise d'initiative cache un secret qui sera révélé bien plus tard ~

Pour le reste, je me limiterai à dire que j'ai aimé illustrer une certaine vulnérabilité chez Ildrys, pourtant bien moins sensible que Ceylan, à l'occasion d'une certaine scène dans le tome 3, ou que j'ai pris vraiment beaucoup de plaisir à écrire toutes les parties relatives à la famille tout au long de la trilogie. Dans Djinns, les liens humains sont très importants, l'idée étant que le cœur peut parfaitement l'emporter sur le sang.

 

4 / Dites-nous pourquoi nous devrions tous lire votre livre.

Parce qu'il vous réserve de très très nombreuses surprises !

Si c'est une histoire qui prend son temps pour poser ses bases dans le tome 1, vous n'êtes pas préparé à ce qui vous attend. Aucun détail n'a été laissé au hasard, rien n'est jamais ce qu'il y paraît, et chacun a ses petits secrets. Djinns est une partie d'échecs géante qui vous fera voyager d'un bout à l'autre du désert, à travers des décors riches et variés, à la rencontre de nombreux personnages jamais tout blancs ou tout noirs, et vous fera vivre une expérience riche en magie et en émotions.

Alors, laissez-vous entraîner par Ceylan et Ildrys, dont la relation fusionnelle pourrait bien accomplir des miracles, vous ne le regretterez pas ! ;)

 

5 / Y a-t-il un thème dans votre roman qui vous tient beaucoup à cœur ?

Oui, plusieurs, en fait.

Si l'un des thèmes majeurs reste la considération de l'individu à sa juste valeur sans distinction d'aucune sorte, je souhaitais aussi promouvoir la diversité humaine à tous les niveaux, parce qu'à mon sens, ce sont les différences (aussi bien de caractères que physiques, culturelles ou autres) entre chaque personne qui font toute la beauté du monde.

Je pourrais également citer le thème de la famille, omniprésent tout au long de l'histoire, qui a une valeur toute particulière à mes yeux. J'ai par ailleurs beaucoup aimé en montrer divers aspects, à savoir, celle du sang, celle du cœur et celle spirituelle.

Et pour finir, je terminerai par le thème de l'androgynie. Mettre en scène un personnage androgyne était aussi une sorte d'hommage à mon grand-père, qui n'aurait jamais imaginé, après ce qu'il a vécu à son époque, que viendrait un jour où l'on mettrait à l'honneur les minorités LGBTQIA+.

La lutte continue, mais merci à tous de contribuer à ce que la société évolue <3

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1 commentaire


  • Amina SAADI

    Merci pour cette interview très intéressante et qui donne encore plus envie de lire le livre :-) j’attends avec impatience sa sortie!


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