Interview Jo Ann Von Haff

Interview Jo Ann Von Haff

1 / Que représente l’écriture pour vous ? 

C’est ma vie ! 

On dirait une réponse bateau, mais c’est vrai. 

C’est mon hobby, c’est ma passion, c’est mon métier. 

Quand il ne s’agit pas de mon écriture, je m’occupe d’autres romancières. 

Quand je ne m’occupe pas d’autres romancières, je plonge dans la lecture. 

90 % de mon quotidien sont les mots. Sans exagération. 

 

2 / Qu'est-ce qui vous fait craquer à coup sûr chez un héros ? 

Sa vulnérabilité. 

Il peut être alpha, il peut être lambda. Il peut être géant, comme Patrice, il peut être petit. Il peut être social, il peut être solitaire. Il peut être un homme de famille, il peut être le pire des frères. 

À la fin, tout est dans sa vulnérabilité. Est-ce que ce qu’il cache vaut le coup ? Est-ce que ses blessures font de lui quelqu’un qui mérite d’être aimé ? 

Je ne pense pas que la rédemption vienne automatiquement par l’amour, c’est naïf d’y croire, mais l’amour ouvre le chemin pour la rédemption, et c’est peut-être ça que j’aime le plus chez un héros : sa résilience. 

 

3 / Qu'est-ce qui vous a inspirée au moment d'imaginer Patrice et Dan ? 

Yazemeenah Rossi. 

C’est une mannequin française, sexagénaire, et extrêmement sexy. Avant même de penser à une histoire de différence d’âge, je voulais surtout une histoire d’amour avec une femme qui a bien plus que trente ans et qui a une vie sexuelle épanouie. La vie des femmes ne s’arrête pas à trente-neuf ans, la vie émotionnelle des femmes ne s’arrête pas à la ménopause. 

Tant à Hollywood qu’en romance, on a l’impression que pour être désirable, il faut arrêter de vieillir, ne surtout pas franchir la barrière des quarante ans. Avant, on est sexy. Par la suite, on devient « la mère des héros ».  

Personnellement, je pense qu’on peut être la mère des héros ET être sexy. :-) 

 

4 / Y a-t-il un thème dans ce roman qui vous tient le plus à cœur ? 

Plus que la différence d’âge entre les héros, plus que les différents besoins et objectifs, je veux surtout qu’on comprenne qu’il n’y a pas d’âge pour être heureux. 

Pour choisir d’être heureux, surtout ! 

Dan a cinquante-deux ans et pourtant, elle a des rêves et des projets pour encore trente ans. 

La vie ne s’arrêtera qu’aux portes de la mort, jusque-là, il n’est jamais trop tard. :-) 

 

5 / Avez-vous eu envie de manger pendant son écriture ? 

Je n’ai pas l’habitude de manger ou grignoter quand j’écris, je bois surtout de l’eau ! XD 

Du coup, quand j’arrête d’écrire, j’ai largement dépassé les scènes de mangeaille. 

Mais je suis partante, dès que nous aurons trouvé un semblant de vie normale, pour une soirée avec les apéritifs de Dan. Ceux au budget plus modeste, je suis comme Patrice, l’espuma, ce n’est vraiment pas pour moi. XD 

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