Interview Violette Banks

Interview Violette Banks

1 / La sortie du tome trois annonce la prochaine fin de la série, qu’est-ce que cela vous fait ? 

 

Je suis plutôt heureuse que la série se termine bientôt parce que j’ai beaucoup d’autres histoires à raconter. J’ai passé cinq merveilleuses années avec ces personnages dans ma tête mais d’autres attendent leur tour. J’aime cette série parce qu’elle a commencé par un fake boyfriend sur fond de problème social et qu’elle va se terminer par tout autre chose. Les personnages ont grandi psychologiquement mais on ne peut pas les accompagner indéfiniment.  

Toutefois, qui sait ? Les histoires ont-elles jamais vraiment une fin ? Le lecteur attentif n’est pas à l’abri de repérer les Bellwether ou d’autres personnages des Hommes de Cardiff dans mes prochains livres…  

 

2 / D’où vient votre inspiration lorsqu’il est question de créer vos personnages ? 

 

J’ai beaucoup d’imagination et tout m’inspire. Vraiment tout. 

Si je vois passer un mec dans la rue avec un lacet défait, je me demande pourquoi il ne l’a pas refait avant de partir. Est-ce qu’il n’a pas eu le temps ? Parce qu’il est parti trop vite de chez lui ? Peut-être qu’il est en retard au travail. Si ça se trouve, son patron lui a dit que s’il arrivait encore en retard, il serait viré. D’ailleurs, voilà, il se fait virer. Bon, c’est pas très grave parce que s’il avait vraiment aimé ce travail, il serait arrivé à l’heure. Retour à la case agence d’intérim pour lui. Son conseiller est saoulé par son nouvel échec d’ailleurs. Peut-être que cet homme est devenu son meilleur ami, depuis le temps qu’ils se voient. Le type aimerait inculquer la rigueur qui manque à son pote alors il lui trouve un travail de secrétariat sur la base militaire voisine qui embauche des civils. Parmi le personnel militaire, il y a un mec psychorigide avec qui il va se prendre la tête…  

Et voilà ! Une idée d’histoire est lancée dans mon cerveau. Tout ça à cause d’un type que j’ai croisé dans la rue avec un lacet défait.  

 

3 / Pourquoi écrire de la romance et qu’est-ce qui vous attire le plus dans ce genre ? 

 

C’est assez drôle parce que Les Hommes de Cardiff est la seule romance contemporaine que j’ai écrite. Si on omet les livres qui feront partie de cet univers étendu, tous mes autres projets sont des romans fantastiques où la romance n’est pas le centre nerveux de l’histoire. J’ai commencé à écrire de la romance MM pour une amie qui voulait en lire. Je l’ai postée sur Internet parce que c’était plus pratique pour elle de suivre, puis d’autres personnes se sont mises à lire, et me voilà bientôt à bout de quatre tomes édités. Je ne pensais pas du tout aller aussi loin.  

Je crois qu’au tout début, j’avais une mauvaise opinion du genre de la romance en tant que lectrice. D’ailleurs, je n’en lisais pas. Je croyais que c’était un genre creux qui n’enseignait rien et manquait d’imagination. J’ai évidemment réalisé mon erreur depuis. La romance contemporaine est en réalité le genre parfait pour transmettre des messages. Il suffit juste de charger de sens les histoires qu’on raconte. 

 

4 / Qu’est-ce qui vous fait craquer à coup sûr chez un héros ? 

 

Sans aucune hésitation, ce sont les personnages qui ont un alignement moral « chaotic good ». C’est-à-dire ceux qui veulent faire le Bien mais qui sont capables d’utiliser des moyens illégaux pour y parvenir, comme Robin des Bois ou Batman par exemple. C’est avec cet alignement que j’ai construit le personnage de Damian Jensen. J’aime quand le héros peut à tout moment basculer du mauvais côté parce que sa soif de justice aura été trop grande et qu’il se sera laissé dépasser. Je trouve que c’est palpitant quand le compas moral d’un personnage vacille tellement qu’au détour d’une page il peut tomber et se briser. 

 

5 / Que pourriez-vous dire aux lecteurs qui n’ont pas encore tenté l’aventure pour le faire ? 

 

Vous avez des frères et des sœurs ? Vous les aimez ? Les frangins Bellwether sont sept et ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Sur la ténacité de Mallory, la tempérance de Liam, la force de Dominic, le génie de Jayden, l’abnégation de Dylan et la curiosité de Michael. Callum aiderait bien mais il est en prison, aheum. Si vous embarquez dans l’aventure avec eux, ils vous accueilleront dans leur famille. Le commentaire que je reçois le plus, c’est que les personnages sont vraisemblables. Il y a beaucoup d’émotions à partager entre les lignes. Vous allez rire et vous allez pleurer mais, au bout du compte, la fin sera heureuse.  

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1 commentaire


  • Lisa

    Cette série est adictive dès que tu fini un tome tu te jette sur le suivant. Tu dois absolument savoir ce qui arrive aux frangins. J’ai ri avec eux j’ai été en colère avec eux j’ai été angoissé pour et avec eux on a pleuré ensemble on a continué d’avancer ensemble. J’ai vraiment l’impression d’être devenu une amie de cette merveilleuse famille. Vivement le tome 4


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